Photo… graphismes

Trois mois depuis la dernière entrée?!?… Bon, il faut impérativement prendre l’escargot par les cornes et poster de nouvelles photos avant que trois nouveaux mois ne s’écoulassent dans la torpeur de, hum, l’été, et surtout du temps qui passe et passe sans se retourner ni nous laisser le temps de dire mais… J’avais une petite série de photos prêtes pourtant, et puis, et puis… voilà. Alors la voici, et tant pis, ou tant mieux, si le texte d’accompagnement reste succinct.

Ça commençait par l’idée absolument pas novatrice — mais son accomplissement peut vous occuper une vie entière — que la photo doit, pour « fonctionner », tendre vers une harmonie graphique autonome et indiscutable.

J’ai commencé à réfléchir à ça l’hiver dernier sur la côte normande.

Le Tréport - février 2011

Criel plage - idem

Ensuite, j’ai constaté que les photos prises lors d’une semaine de promenades dans les Hautes-Alpes en avril semblaient suivre, modestement, le même axe de réflexion, que je livre donc ici… Les cheminements solitaires et émerveillés sur les chemins du Briançonnais (tout près de là-haut, oui, et tout près aussi, pas fou, de la toujours aussi merveilleuse pâtisserie Turin) sont tout à fait propices à ce genre d’élucubrations silencieuses et plus instinctives que réfléchies d’ailleurs : chez moi c’est toujours la pratique qui amène la théorie!

Des chemins, donc, et des cheminements…

… des ascensions…

… vers des sommets…

… ou à tout le moins passant par des vues en forme de sommet…

(Celle-là me plaît bien, et on s’approche, la vie est bien faite, du graphisme à peine figuratif dont au sujet duquel je voulais justement causer!…)

 

En passant, lumière et bourgeons de printemps obligent, par des spectacles naturels simples et éblouissants…

Des chemins, en somme…

… et des rêveries qui m’ont amené à délaisser un peu la photo descriptive pour tenter de ne retenir, sur la pellicule, que les formes et les graphies naturelles qui à tout instant s’offrent au regard…

… comme cette épingle à cheveux de sentier dans la pinède…

… ou ces troncs serrés parmi lesquels je passais tous les jours… par temps gris…

… ou par grand soleil…

… des plus serrés encore…

… des entrelacés avec eux-mêmes et avec leurs ombres…

… et puis des surfaces rocheuses aussi…

… un pan de flanc (!) de montagne…

… une coulée de pierres dans la lumière rasante…

… une coulée, que dis-je, une cascade végétale, enfin libérée de la neige…

… et en détail, où l’on imagine la neige fondre goutte après goutte…

… et puis l’infiniment petit, à quatre pattes sur le sentier…

… et pour finir l’infiniment grand, depuis la cité Vauban de Briançon, par-dessus les gorges de la Durance — et, je dois dire, très fortement inspiré par le Jean Gaumy du superbe D’après nature, paru en 2010…

Voilà… ça fait du bien de retrouver ces paysages, qui n’en sont parfois que de loin… ou de près!

Aux dernières nouvelles, les agences de notations n’avaient pas encore même commencé à envisager d’attribuer le moindre « A » à ces réjouissantes visions du généreux et éternel spectacle de la nature, fugacement mais durablement aperçues certains jours d’avril dernier dans les Alpes françaises…

Les connes…

Pouf, pouf.

La recherche de l’équilibre photo-graphique parfait — qui n’est bien sûr qu’illusion et subjectivité — continue! Ce n’est qu’un début, continuons le clic-clac, merci (pour cette série) Yashica, Leica et Makina!

Ah, je ne vous ai pas présenté le copain que je retrouvais chaque soir en rentrant au gîte..

© Loïc Seron – 19 août 2011 – www.loicseron.com

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3 commentaires pour Photo… graphismes

  1. Tiens, tiens… On dirait que tu entrouvres l’oeil sur la géométrie de la nature… Parce que la nature – mais oui – est géométrique ! Sinon elle ne serait pas.
    à méditer… Je ramasse les copies dans deux heures.

  2. Jean dit :

    C’est de plus en plus dépouillé. Le sujet se fond dans le noir et blanc et la matière devient le sujet. L’abstraction est visible à travers cette suite d’images qui se désincarne pour ne plus laisser deviner qu’une trame. Le photographe n’est-il pas de temps en temps entrainé vers cette démarche pour appréhender mieux la nature et par là même sa propre nature.

  3. Nathalie Hamard dit :

    Glissement par hasard de photos en photos, je découvre ton blog. Il y a un comme regard venu d’ailleurs, une âme qui nous offre à contemplation l’éternel recommencement du spectacle de la nature, celui qui nous émerveille. Merci pour cela. Nathalie (Toronto, 1994).

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